30 décembre 2005

Faim Damnée

Je suis un fieffé hypocrite qui comme beaucoup de mes semblables a cédé il y a un an tout juste à une crise de mauvaise conscience devant l'ampleur du désastre provoqué par le tsunami... En conséquence de quoi j'ai laché une poignée d'euros sans pour autant m'illusionner au point de me dire que je m'étais acheté une conscience...

A ce propos Pierre Dac disait la chose suivante : "Donner avec ostentation, ce n'est pas très joli ; mais ne rien donner avec discrétion, ça ne vaut guère mieux."

Voilà donc ce que je médite à l'heure où je m'apprète à me regradoubler l'intérieur, pour reprendre une formule chère à mon humoriste fétiche, à propos de ce triste anniversaire du tsunami qui aura occulté le séïsme pakistanais et toute une cohorte de catastrophes plus ou moins naturelles de cette année 2005...

Voilà, la planète compte certainement plus de crêve-la-faim que de gens bien nourris mais ça ira mieux demain quand je roterai le champagne en pétant le foie gras ! Bonne Saint-Sylvestre à tous !

27 décembre 2005

La Mère Noëlle, elle est bonne...

A mon avis - qui se trouve être en général être l'avis de référence auquel je me réfère lorsque je veux savoir vraiment ce que je pense ! - à mon avis, disais-je avant d'être assez grossièrement interrompu par moi-même malgré mes remarques réïtérées, si le Père Noël, c'est connu, est une ordure, la Mère Noëlle, en revanche, elle est bonne :



Comment ça, pas convaincus ? Et tous les paquets que vous avez trouvé dans vos bottes l'autre matin, qui c'est qui les a apportés d'après vous ? Qui, ça lui ? Mais non, il était encore au bistrot à se défoncer l'entendement au whisky-pastis... Faut arréter de croire au Père Noël à un moment donné, hein ! Surtout que la Mère Noëlle elle est bonne, et en plus elle est bonne !

09 décembre 2005

Que faire quand...

... tu vois les hommes en bleus en planque au bord d'une route te mater aux jumelles radar ? C'est très simple, ceci :


... mais seulement à condition d'avoir une brêle qui arrache méchamment sa mère, pas un vieux tréteau poussif, et le réservoir plein !

Lu sur le forum...

Bon, je fréquente assidument depuis quelque temps la section moto du site Forum-Auto.com, lieu d'échange reflétant bien l'état d'esprit de ses participants, esprit motard s'entend, entre mauvaise foi, vantardise, roublardise et déconnade systématique.
Autant dire qu'on ne s'y ennuie jamais et qu'entre deux débats enflammés à propos du dernier modèle de chez Kayasuda ou des meilleures gommes pour aller arsouiller en niquant la gueule à Sarko éclosent parfois quelques perles comme celle-ci, que son auteur n'a pas intitulé mais qu'on pourrait baptiser ainsi :

Eclair de lune

Une belle nuit d'été, ma belle se navrait,
de ne pouvoir rouler, et elle se languissait
Tout heureux de pouvoir lui offrir ce plaisir,
Je l'emmene dans l'instant, les roues se dégourdir.

Lorsque ma belle s'ébroue, son moteur s'échauffant,
Avec mille précautions, je tourne la poignée,
Elle rugit de plaisir, et alors j'ouvre en grand,
Et dans cette nuit moite, je me suis fait flasher.


Et en alexandrins s'il vous plait : c'est pas du poème de PD, ça !

Sapetoku (28/01/2004)

Le commentaire est authentique, de la main même de son auteur, et j'en terminerais en paraphrasant Pierre Deproges pour dire que le Vrai Motard™, sous des dehors souvent frustes et parfois grossiers, cache finalament assez mal une putain d'âme de poète délicat... ;o)

03 décembre 2005

Trans-porc 5 - là j'ai du mal...


Bon, ça devient franchement au dessus de mes forces cette histoire !

29 novembre 2005

Musique vivante

Délaissant un instant la mélodie du quatre cylindres, je me suis laissé entrainer ces derniers temps en excellente compagnie en des lieux obscurs et chaleureux où la musique se matérialise sous les doigts habiles d'artistes talentueux. Impressions...


Moby - Samedi 19 Novembre - Zénith d'Auvergne

Accompagné de Miss Kid, de ma petite Kawette et de Superdoc venu tout spécialement pour l'occasion, nous bravons la froidure nocturne avant d'entrer dans un Zénith que chauffe déjà Mylo, groupe electro au groove hypnotique et aux morceaux en boucle. "Motherfuckers gonna drop the pressure". Pas très verbeux mais sans équivoque...

Changement d'ambiance, la scène se pare de couleurs chaudes et My Weakness emplit l'espace lorsque Moby entre en scène, accompagné de ses musiciens. Guitariste, batteur, pianiste et chanteuse entourent un Moby, lutin bondissant aux quatre coins de la scène, pour un passage en revue de ses trois derniers albums... Play est à l'honneur : après le My Weakness d'ouverture, Honey, Bodyrock, Why Does My Heart Feeling So Bad entre autres et un Find My Baby anthologique pretexte à une joute entre Moby à la guitare et son guitariste... à l'harmonica !
Pour autant, 18 et Hotel ne sont pas oubliés notamment à travers les morceaux de bravoure que sont We're All Made Of Stars et Lift Me Up, servi en premier rappel... De 18, on entendra encore In My Heart, Signs Of Love, Sunday, One Of These Mornings ou Extreme Ways. Hotel sera lui aussi largement interprété : Raining Again, Beautiful, Spiders, etc.
Mais Moby sait aussi musarder entre ses propres anciens morceaux (le tube Go de son premier album éponyme, repris sur I Like To Score) et des classiques du rock de chez lui et n'hésite pas à nous gratifier à l'occasion d'une reprise de Johnny Cash ou d'une version incendiaire du Break On Throught des Doors.
Lorsqu'il ne chante pas ses chansons lui-même, Moby sait se mettre en retrait et profiter de la voix magnifique de la chanteuse qui l'accompagne. Loin du comportement de star que le succès planétaire des ses trois derniers albums pourrait faire craindre, c'est avec beaucoup d'humilité qu'il se met au service de sa musique et de ses musiciens. C'est d'ailleurs ce qui caractérise le mieux Moby : simplicité, humanité, chaleur... Entre deux morceaux, il prend le temps de nous glisser quelques mots en français dans le texte, sussurant de sa voix douce "je vous aime beaucoup" ou "merci beaucoup, beaucoup", prenant au passage quelques photos qui viendront illustrer son blog...
Au bout de deux heures, il nous laisse avec Spiders non sans avoir lancé quelques piques circonstanciées sur Bush et son administration... Mais ce n'est pas là ce qu'il faut retenir. Le temps aura passé très vite, trop vite pour nous laisser à peine entrevoir plus de quelques facettes de sa personalité et de son talent mais une chose est sûre : sur scène, l'electro lisse et réservée de ses albums s'électrifie à grand coup de guitares punk, gagne en tension et en nervosité et finalement s'humanise. Plus tard, rendus au froid de la nuit, on reste conquis par la générosité et l'intensité de ce concert !


En plus d'être le musicien de talent que l'on connaît, Richard Hall alias Moby n'est autre que l'arrière petit neveu de Hermann Melville (auteur de Moby Dick) ce qui lui vaut son surnom. Tout d'abord guitariste punk, il se tourne vers l’acid house, une étape déterminante qui fera de lui un DJ remixeur, bientôt spécialiste de la musique électronique. Impliqué dans la techno dès le début des années 90, il tient avec Go son premier hit. En 1995, son album Everything is wrong lui entrouvre les portes du succès. Mais, après une poignée d'albums inégaux que sont Animal Rights (1996) et I Like To Score (1997) il lui faudra patienter jusqu'en 1999 et Play dont les multiples hits feront le bonheur des pubeux de tout poil pour arriver à une consécration largement méritée, et chose suffisament rare pour être notée, qui ne lui a pas fait choper le melon pour autant !

En savoir plus sur Moby >>

28 novembre 2005

Je suis un enfant du rock...

... alors que les toilettes sont enfant du couloir, à droite (Pierre Desproges).

Je suis un enfant du rock, disais-je avant d'être assez grossièrement interrompu par Desproges, qui pour mort qu'il est, n'en finit pas de filer des coup de boutoir à la bienséance... mais je digresse.

Au départ, je voulais parler de Bernard Lenoir, qui a longtemps accompagné de sa voix chaleureuse mes soirées d'étudiant...

Mais tout à commencé pour moi en 1982, année où je me suis vu offrir un radiocassette. Aujourd'hui, ça prête à sourire, mais pour l'ado que je n'étais pas encore, cette radio-là me permettait de tendre l'oreille au monde. La bande FM n'était pas encore peuplée de ces radios qui n'ont plus rien de libre et mes jeunes oreilles frémissaient d'aise au son pourtant pourri des grandes ondes.

En alternance avec le Hit-Parade de Jean-Loup Lafont sur Europe 1, les ultimes émissions de Feedback qu'il animait à l'époque sur France Inter me fire le connaître et déjà The Clash, Bauhaus, The Cure, Siouxie & The Banshees, Joy Division et tant d'autres allaient entrer dans ma vie pour ne jamais en sortir...

Feedback arrétée, je retrouvais Lenoir, flanqué de son complice Patrice Blanc-Franquart, sur le petit écran des samedis soirs tardifs qu'il fallait bien souvent négocier aprement avec l'autorité parentale : Les Enfants du Rock défrichaient pour mon esprit inculte des pan entiers de la musique d'outre-manche, voire d'outre-atlantique. C'était l'époque pré-magnétoscopique où si l'on voulait voir une émission il fallait veiller jusqu'à point d'heures ; mais quelle magie dans ces instants volés à la nuit, dans la solitude du salon libéré de toute présence parentale...

Premiers moments de transgression devant Jean-Pierre Dionnet et Philippe Manœuvre faisant les pitres avec leur Sex Machine, entourés de jolies filles, passant des clips interdits comme le China Girl de Bowie en version intégrale... Mais le temps fort était avant tout Rockline, savant mélange de clips et d'images resucées du Top Of The Pops de chez miss Maggie, portées, déjà, par la voix de Lenoir, décidément avare de son image et plus homme de radio que de télé... En générique, un des mix d’époque du Confusion de New Order sur des images en négatif de l’Angleterre thatchérienne : une entrée de station du métro (Underground) londonnien, des punks, un bus à impériale rouge... et toujours la présence vocale de Lenoir nous entrainant sur des terrains inconnus : c'est là que je vis le clip de Charlotte Sometimes de Cure, et entendis pour la première fois Liz Frazer psalmodiant Song to the Siren ou encore Morrissey (se) demandant What difference does it make ? Musicalement, mon destin était scellé...

Quelques années plus tard, en 1988, je le retrouvais sur Europe 1 dans sa tranche horaire favorite (21h00-22h30), affublé d'une Laurence "Maillon Faible" Boccolini censée lui donner la réplique à lui, l'Inrockuptible, mais qui ne parvenait qu'à lancer correctement les pubs pour Catherine Mamet... Pas vraiment à sa place, le Black, pour imposer son intégrité rock et les toutes premières Black Sessions sur une radio commerciale, coincé entre les spots de pubs et une mégère pas vraiment apprivoisée : d'ailleurs sa déféction impromptue à l'antenne dans le courant de l'été 90 laissa comme un grand vide ! Mais que de souvenirs, comme ce concert incandescent de The House Of Love... avec sa coupure pub !

Depuis, c'est sur Inter qu'il officie contre vent et marées, et en bon amateur de mer il tient bon le cap quelque soit le temps et malgré les vicissitudes de la maison ronde où il a su au fil du temps et grace à ses fidèles auditeurs imposer une vision de la musique dans ce qu'elle peut avoir de plus enthousiasmant ; une éthique qui n'est pas sans évoquer celle d'un John Peel que rapproche leur amour du live. A ce propos, je n'oublierai jamais ce soir de juin 1994 où je me suis assis dans un des fauteuil du Studio 105 de la Maison de la Radio. Ce soir là, la chance nous avait souri, à Miss Kid et moi... La blanche main de Michèle Soulier, sa fidèle productrice, avait trouvé notre carte postale... Un courrier à l'entête de Radio-France avait suivi, nous apportant la bonne nouvelle et deux invitations ! Franck Black était sur scène, ce soir là, livrant aux oreilles d'une poignées de provinciaux bénis des dieux du rocks les tous premiers morceaux de son premier album solo mais ce soir là c'étaient nous les Teenager Of The Year ! Et Lenoir, avec qui nous étions aller parler à la fin du concert nous avait répondu avec ce sourire énigmatique et l'air satisfait de celui qui a réussi un joli coup...

Alors c'est vrai, je ne l'écoute plus guère en direct mais il reste à mon coeur le grand frêre, le génial tuteur, le compagnon de mon quotidien. Le Net qui fait (parfois) bien les choses me permet d'écouter ses émissions et sa voix chaleureuse fait tous les jours le bonheur de mes oreilles...

Pour en savoir plus sur Bernard Lenoir >>

21 novembre 2005

Kill Bill

Je viens de m'apercevoir avec stupéfaction et fureur que Internet Explorer, le navigateur web de Micro$oft, n'était même pas fichu de respecter la mise en page de ce blog, pourtant réalisée à partir d'une feuille de style... :o(


Je ne m'étendrai pas en invectives, ce serait une totale perte de temps. Je dirai simplement que Windows est à l'informatique ce que l'étron canin est au trottoir : une souillure !

Alors amis lecteurs qui suivez par milliers mes aventures (pas seulement) motardes, je vous en conjure : utilisez Firefox

Croyez-moi, vous vivrez mieux, et plus libre !

Grève des trains ? Roulez en moto !

Et il est toujours temps de réediter l'exploit de l'équipe de Moto Revue qui un petit matin d'août 1985 avait battu le T.G.V. de vitesse sur le trajet Paris - Marseille en 4h00'25" soit 195 km/h de moyenne !

Cela ne sera que d'autant plus méritoire dans le Sarkoland de 2005, la relative permissivité de la France d'il y a vingt ans n'étant vraiment plus de mise... Extrait :

Paris, gare de Lyon, 3 heures du matin. Marseille, gare St-Charles, 7h00'25", 4 h 25" plus tard, la 900 Ninja pilotée par Vexator entre en gare. Après une bourre démente de 780 km menée au rythme d'enfer de 195 km/h de moyenne. Avec un relais à 232 de moyenne... Le but était de battre, une nouvelle fois, le T.G.V. qui met 4 h 40 pour couvrir la même distance. Il a fallu près de vingt personnes, des sueurs froides et beaucoup de foi pour en arriver à bout. Nous avions établi un tableau de marche basé sur 4 h 30' : au premier relais, la moto avait 7' d'avance, 15 au second, 25 quatrième ! Et presque 40 sur le T.G.V. à l'arrivée. Entrez dans la danse ! Voilà, on l'a refait. Malgré les pressions, malgré nos doutes nés de ces dernières. Pressions qui sont d'ailleurs venues plus du milieu que de l'extérieur. Importateurs, concurrence : autant de gens qui voulaient nous voir renoncer à notre projet. "Vous allez donner une image dangereuse de la moto." ; "C'est de la provocation, après on ne pourra plus rien faire", etc. Tout cela est peut-être vrai. De toute façon, les pouvoirs publics ont tous les droits, T.G.V. ou pas T.G.V. Si, au niveau du pouvoir, on a décidé en France de supprimer la moto, rien ne les arrêtera. Même pas la "concertation". Lire la suite de l'article >>



Kawasaki 900 GPZ Ninja : une moto mythique chère à mon coeur...

18 novembre 2005

C'est dur à digérer

C'est une belle après-midi de fin d'été. Une journée de celles qu'on ne voudrait jamais voir s'achever. Le soleil encore haut troue l'ombre du sous-bois. L'air est doux sur ce tronçon de départementale ombragée. Pour tout dire les odeurs d'humus et de sous bois me parviennent jusque sous l'intégral. Mais je n'en ai guère conscience, la D941 c'est mon terrain de jeu et je suis tout entier à ma tâche favorite : faire tracer à ma moto des trajectoires parfaites. Les pneus et le moteur sont chaud, j'ai le coeur plein d'allégresse et le cerveau saturé d'adrénaline : ma moto et moi dessinons de belles courbes.
C'est un instant parfait, plein d'harmonie subtile : je ressens plus que je n'entends le bruit du moteur. J'aime lorqu'il ronronne, feutré, comme un gros chat faussement placide et lorsqu'il rugit comme un tigre furibard, au gré des accélérations et des rétrogradages... Ma conscience s'estompe, les bords de la route défilent sans que j'y prête attention : murs végétaux bruns-verts. Mon regard s'accroche au ruban d'asphalte qui file sous les roues : cette route semble avoir été tracée pour moi...
Etrangement je suis seul, pas un autre véhicule ne vient entraver ma chevauchée éperdue... J'en profite goûlument mais hélas, pris par le pilotage, je tarde à apercevoir cette tâche sombre sur la chausée au sortir d'une courbe sans visibilité.
Oh, non ! Pas du gasoil... Trop tard, la roue avant se dérobe et la moto se couche. Je ressens une pression, un bruit sec de branche qui se casse : ma cheville gauche vient de se briser. Au raclement sinistre du métal sur le bitume je sors de ma torpeur ; j'ai laché le guidon, je glisse, à quelques mètres de moi la moto laboure la route de gerbes d'étincelles, j'entens la plainte déchirante du moteur emballé. Le bas-côté arrive à toute allure, la moto rebondit, décrit une arabesque étrange. Un grand choc. Un voile blanc. Plus rien...

*****

Il fait noir. L'air est chaud, épais. J'ai la bouche sèche et pâteuse. En fait je me sens affreusement mal : mon crâne sonne le tocsin, la tête me tourne et il me semble impossible d'ouvrir une paupière. J'ai l'impression que tout mon corps est engourdi, mes membres sont de plomb. Ooh ! Mes jambes ! Je ne les sens presque plus... à part ce fourmillement qui me déchire chaque fois que je tente de bouger ! Vite, un verre d'eau, il me faut un grand verre d'eau fraîche !
Je tatonne autour de moi : tiens, une canette de bière. Oh, ma pauvre tête, jamais je n'aurais dû ouvrir cette deuxième bouteille de Saint-Pourçain quand j'ai repris de la truffade pour la quatrième fois. Quand je m'endors en vrac et que j'ai du mal à digérer, je fais de ces cauchemars...

Pris en flag'

Voilà ce que fait le petit Nicolas quand il ne déblatère pas sur les banlieues... Ah, ben elle est belle, la France !

... rétablissons d'urgence le lancer de nain, ça ne peut décemment pas attendre 2007 !

17 novembre 2005

Droits de l'homme

Les hommes naissent libres et égaux en droits

"c'est une phrase que j'ai beaucoup de mal à prononcer sans rire" déclarait Pierre Desproges...

Moi aussi...

...hélas !

15 novembre 2005

Que la Force soit avec toi...



Qu'on ne s'y laisse pas prendre : sous des dehors assez peu primesautiers au-delà du raisonnable, le petit père Yoda est un gros teuffeur, la preuve. Eh, oui ! On a beau être un maître Jedi de un mêtre deux les bras levés, on peut aussi se lâcher grave...

Le site ouèbe du jour...

Amoureux des swinging sixties, des casques Cromwell, des lunettes Climax, des café-racers de l'Ace Café de Londres, de cet esprit "so british" omniprésent dans la série The Avengers, tu retrouveras sur Curve & Speed une certaine idée de la moto, simple, épurée, intemporelle et d'inspiration très britannique !

A must see, isn'it ? Yes, indeed !

Non homologué

Mais que font donc les forces de l'ordre, de toute évidence ce pot d'échappement...

... n'est pas homologué ! ;o)

Trans-porc 4 - le retour du fils de la revanche...

... de plus en plus fort, décidément !

En guise d'anniversaire

Je m'en faisais la réflexion en me mettant au clavier ce matin, voilà un peu plus de dix ans maintenant que j'ai fait connaisance avec le net et que le web comme on ne l'appelait pas encore m'a pris dans ses rêts !
Etudiant à l'époque, je ne mesurais pas l'importance, le potentiel et la fulgurante croissance à venir de ce qui n'était alors qu'un simple outil entre mes mains novices... J'étais le béotien, le rookie de service et la toile ne laissait pas encore présager ce qu'elle allait devenir : pour un temps encore aux mains des scientifiques et des universitaires (et des militaires en sous-main), pas encore parsemée de sites commerciaux et institutionnels, elle n'était pas encore ce paradis mercantile du consumérisme et de la triste fesse industrielle ; les internautes, rares et/ou avertis à l'époque ne se l'étaient pas encore approprié !
Puis à l'aube d'une "Year Two Kilo" véhicule de toutes les angoisses, 1999 vit Matrix apporter une touche romanesque et fantastique à ce monde déjà virtuel mais froid, analytique, fait de zéros ou de uns et qu'on le veuille ou non, qu'on aime le film ou pas, la Toile était là, simple prétexte sans doute mais porté à l'écran, sur une autre toile, un autre médium à l'audience bien plus large et beaucoup moins exclusive. Le tournant était pris et le Web sacralisé par le Septième Art !
Depuis, rien de bien neuf sous le soleil, le monde se virtualise par place et le web grignote de plus en plus sur le réel : sommes nous dans la Matrice ? Certes la bulle internet a crevé mais cela n'a pas stoppé pour autant sa belle envolée... Tel une Hydre monstrueuse aux têtes sans cesse jaillisantes, le web est devenu tout à la fois le but, le moyen et l'outil : medium étrange qui se nourrit de lui même à l'image des tentaculaires compagnies de "software" qui n'ont de sens que grâce au net, pour lui et à travers lui... Mais le ver est dans le fruit, fort heureuseument : de par sa nature la Toile est le medium révé des causes alternatives, pour preuve le développement des logiciels libres.
Il était temps que les individus se le réapproprient et lui apporte ce qui y fait le plus défaut : l'humanité. Il faut dire que c'est la tribune idéale : une tribune sans tribun, ou plutôt celle où tout le monde peut l'être...
Monde virtuel, univers de paradoxe lorsque l'annihilation du temps et de l'espace conduit aussi à l'isolement, la solitude absolue !
J'étais loin de penser, il y a dix ans déjà, que le net serai pour une bonne part mon outil de travail, un pourvoyeur de loisirs tout autant qu'un moyen d'expression et un espace de création...


... pffffoouu, ce que je deviens profonds, moi, il est grand temps que je saute sur ma meule pour aller faire un tour ;o)

Motomne

Espiègles feuilles de l'automne
Qui viennent se nicher sous mes roues,
Me font glisser, je leur pardonne
Tant qu'la gamelle n'est pas au bout !

14 novembre 2005

Retour nocturne

L'hiver est presque là. La nuit tombe à cinq heures. C'est la saison honnie où sortant du travail on plonge sans transition dans un univers d'ombres... Où l'on enfile son casque en frissonant à peine. Il va falloir rentrer en fendant la nuit, accroché au pinceau lumineux sautillant que dessine le phare une trentaine mètres devant la moto.

Les premiers tours de roues et le malaise est là. D'abord imperceptible tant que l'on est en ville, puis graduellement il se fait plus présent, alors que les maisons se raréfient... La campagne à présent, déserte, fait place à la forêt. Le froid n'est pas tout seul, il est accompagné de quelques gouttes de pluie. La route est en ligne droite, semble éloignée de tout, infinie...

Le malaise s'installe comme une sensation de vide total autour de soi. Après viennent les frissons qui vous parcourent quand en plus, un filet d'air passe sous le blouson et remonte le long du dos, et de la buée se forme autour de la visière. Cette route est interminable...

Mais enfin deux points blancs scintillent au loin. Très vite ils se rapprochent. Les membres engourdis il faut tenir le cap, lutter contre cette sensation de solitude hostile... et repérer à temps deux minuscules points rouges qui semble crever l'ombre...

Ce sentiment de néant absolu c'est la fraction de seconde durant laquelle il semble n'y avoir plus de bruit ni de vent, quand on passe entre deux 40 tonnes à plus de 250 km/h...

Oh, les meules ! le Z1000

Aujourd'hui j'inaugure une nouvelle rubrique sur ce blog, subjective, partiale et de mauvaise foi, pour vous présenter d'une manière tout à fait arbitraire certains modèles de motos qui m'on tapé dans l'oeil, et aussi dans l'objectif de mon Canon® parfois...



Kawasaki Z1000 :
Le moins qu'on puisse dire de la Z1000, c'est que ce n'est ni une brèle de nain, ni une moto de tafiole. Au premier contact, c'est d'abord le choc visuel d'une moto au design à nulle autre pareil : anguleux, agressif, mordant. De la tête de fourche minimale aux quatres flutiaux d'échappement, la silhouette du Z est une merveille de dynamisme. Ce qui surprend ensuite c'est la compacité de la bécane, au réservoir très fin à l'entrejambe... Le quat'pattes de 120 cv en full arrache sévère même s'il faut le tenir un peu dans les tours, enfin d'après ce que j'ai lu parce que je ne l'ai pas (encore) essayé...

Fiche technique (données constructeur)

  • Moteur
    • Type 4-cylindres en ligne refroidi par eau, 4 T, 2 ACT, 4 soupapes par cylindre
    • Cylindrée (al. x cse) 953 cm3 (77,2 x 50,9 mm)
    • Puissance maxi 106 ch (78 kW)
    • Couple maxi 8,8 m.kg (85 N.m) à 7 500 tr/min
    • Garantie 2 ans pièces et M.O.
    • Démarreur électrique
  • Transmission
    • Boîte de vitesses 6 vitesses
    • Transmission primaire par pignons
    • Transmission finale par chaîne
  • Partie cycle
    • Cadre ’diamant’ en acier haute résistance, avec fixation supérieure droite du moteur amovible
    • Fourche de 41 mm à cartouche, avec réglage progressif en détente et réglage de précharge
    • Système progressif Uni-Trak avec amortisseur à gaz, réglage progressif en compression et en détente, réglage de précharge et de hauteur de selle
    • Pneus avant 120/70ZR17M/C (58W)
    • Pneus arrière 190/50ZR17M/C (73W)
    • Frein Av (étrier à x pist.) 2 disques Ø 300 mm (4 opp.)
    • Frein Ar (étrier à x pist.) 1 disque Ø 220 mm (1)
  • Dimensions / Poids
    • Réservoir (réserve) 18 litres (n.c.)
    • Poids à sec 198 kg
  • Pratique
    • Garantie 2 ans pièces et M.O.