27 février 2009

Deux ans de vacances !

Même s'il m'appartient de rendre à César ce qui appartient à Jules (Verne), il ne m'était guère possible d'intituler autrement cet article, le premier que je publie depuis deux ans presque jour pour jour...

C'est donc assez mollement inspiré que j'ai emprunté ce titre à l'immortel auteur de Vingt Mille Lieues Sous Les Mers ou du Tour du Monde en Quatre-Vingt Jours puisque mon dernier pamphlet en date (à ce jour) remonte au 28 février 2007. Seul cet esprit d'à-propos aura dicté ce choix... Deux Ans de Vacances, étant au demeurant un magnifique roman d'aventures, une "robinsonade" mettant en scène une bande d'enfants et d'adolescent naufragés sur une ile hors des routes maritimes, mais je digresse...

Deux ans de vacances donc sur ce blog, sans l'ombre d'un texte, d'une brève ou d'un article. Deux ans de silence donc, puis qu'ayant fait miens les mots du grand Pierre Desproges "De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont encore ceux qui se taisent !" je ne pouvait décemment pas, en vertu de ce principe et faute d'inspiration, publier une ligne !

Quelles sont donc les raisons qui aujourd'hui me tirent de cette torpeur ? Je n'en sait fichtre rien ! Si ce n'est... si ce n'est le fait que plus on avance dans le temps et plus je suis intimement convaincu que le XXIème siècle, qui a déjà près d'une décennie dans la gueule, et partant de là le IIIème millénaire (bon là j'abuse un peu) sera manifestement celui du misérabilisme exultant, celui de la médiocrité triomphante... Il suffit de regarder autour de soi pour s'en convaincre, chose que j'ai eu abondamment le temps de faire ces deux dernières années ou je n'ai pas pris le temps de m'exprimer sur ce blog...

C'est donc fort de ce constat, et aussi avec un plaisir pervers que je ne pouvais évidemment pas manquer de participer avec ce blog à la maxi-misérabilo-médiocrité contemporaine !

Le Kid est donc de retour en forme, le teint frais, l'œil vif, le sourire carnassier, et qui pis est il chevauche une nouvelle monture de près de 1000cm3 avec un paquet de canassons en folie dedans, attendez vous au pire !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

28 février 2007

Elections pestilentielles

"Les français se ré-approprient le débat public", entend-on ici et là. "Le temps est venu du renouveau, du changement", peut-on également entendre par ailleurs. Qu'est-ce donc là : affirmations gratuites ou méthode Coué ? Discours émanant d'une volonté politique affirmé ou récupération médiatique à peine voilée ?

Difficile de trancher en ce qui me concerne mais pour ma part je vois dans cette campagne sans doute la pire que l'on ai eu depuis longtemps : quels qu'ils soient, je reste stupéfait de la vacuité des propos des principaux candidats... Du programme-collection tout en pointillisme de Ségo la Démago en passant par la montée au Front de Sarko l'apprenti-facho pour en arriver au centre mou de Bayrou, tout sens le réchauffé, la promesse électorale de derrière les fagots, la langue de bois dont on fait les pipeaux...

D'un Sarko, que faut-il donc attendre ? Il est le candidat du libéralisme triomphant, de la collusion de la haute finance et des pouvoirs médiatiques, en plus d'être le ministre que l'on sait... Ségo nous renvoie à l'image de la mère attentive, affectueuse mais parfois sévère engoncée dans le carcan du machisme politique, mais cela suffit-il pour gouverner ? Bayrou se fait le champion du neuf avec du vieux, en tentant de nous refourguer les oripeaux de la IVème République ravaudés en régime présidentiel... mais paradoxalement son programme possède une cohérence d'ensemble et une vision politique qui fait défaut à ses concurrents... Pour autant il est illusoire d'espérer pour un homme de droite de gouverner au centre aidé de la gauche, d'autant que je le vois mal obtenir une majorité parlementaire : quel homme politique pourrait être assez casse-cou pour le rejoindre contre son propre "camp" ? Nous ne sommes plus au temps des Mendès-France ou des Schuman...

A trop chercher le consensus, on finit inévitablement par faire le jeu des extrèmes, à moins, comme Cindy Lee, l'accorte candidate du Parti du Plaisir, de préférer le "qu'on s'en suce", mais n'est-ce pas un peu extrême de toute façon ?

Bon je vais arrêter là ma prose politique, arguant du fait que je suis sans doute à peu près aussi bon en chroniqueur politique que je le serais si je m'intéressais au foot ou à la danse classique, c'est dire ! Néanmoins je ne vous abandonnerais pas sans quelques conseils de lecture, notamment la rubrique politique d'un blog fort intéressant baptisé Roues Libres, avec tout ce que cela suppose...

29 janvier 2007

Challenge ASAVE - Tourisme de série

Amis lecteurs de ce blog puissament motorisé, connaissez vous le Challenge GT-Tourisme de série organisé par l'ASAVE dont l'objectif est de faire revivre la grande époque du Critérium National des Circuit avec de beaux plateau de VHC en configuration Groupe I ou Groupe II...

En bon fan de véhicules anciens, et en particulier de VHC, je me devait d'y être... Voici donc quelques photos prises à l'occasion des essais libres du 29 septembre dernier à Charade pour vous donner une petite idée du plateau réuni pour ce week-en de compétition...

On pouvait y retrouver pêle-mêle de belles (et musclées) américaines à l'image de cette Ford Mustang cotoyant une BMW 2002 tii... ce qui ne manque jamais d'occasionner des duels insolites : la petite Mini Cooper saura-t-elle tenir la dragée haute à la grosse berline BMW 3.0 CSI...

La réponse se trouve au bout de la ligne droite ! La méchante béhème ne fera qu'une bouchée de la gentille mini... ce qui est légitime car la grosse berline frappée de l'hélice n'est autre que celle du futur (à ce point de la saison) vainqueur du Challenge en catégorie G1, à savoir Pierre-François Clot...
Une fois encore les belinettes sont à l'honneur sur le tracé très technique du circuit de Charade mais ce ne sont pas les seules à s'y trouver très à l'aise comme notamment les Ford Escort...

Et en ce qui concerne le plateau des GT toujours très affutées on manque jamais de retrouver de très belles auto comme cette Porsche 911 aux couleurs Gulf...

Voilà, l'album souvenir se referme... Pour les plus curieux, il y a plus à lire et à voir sur ces deux sites :

18 janvier 2007

The Sarko's Touch

Dernière mode en matière de personnalisation de votre véhicule, le tuning sécuritaire s'attaque aussi aux planches de bord... En voici un aperçu saisissant :

Très bientôt de série à partir de mai 2007 sur tous les véhicules neufs si l'on y prend pas garde...

08 janvier 2007

Burp... !

Désolé, amis lecteurs de ce blog motardophile, de commencer ce premier message de l'année par une éructation avinée avant même les voeux et les résolutions de circonstance. Enfin quand je dis désolé... même pas, tant il est vrai qu'en cette période post-alkastzerienne de libations orgiaques mon estomac et mon foie n'aspirent rien tant qu'à se dégorger de l'excédent éthylique et graisseux que je leur inflige continument depuis une bonne quinzaine de jours...

Des voeux, je n'en formulerai qu'un, à savoir qu'on foute la paix (un temps) aux oies du Périgord avec lesquelles je partage il faut le dire une certaine communauté d'esprit depuis quelques temps, en plus de leur bouffer le foie avec délectation, et avidité (ou le contraire).

Tout à fait entre nous, c'est lundi, je reprends le boulot et je n'ai aucun courage, certainement pas celui de former des résolutions dont je me cogne par dessus tout et que je ne tiendrai jamais... quant aux voeux, ma foi, c'est de saison et comme je suis bon garçon et bon camarade, à défaut d'en faire , je fournis le matos...


Alors c'est simple, formulez en vous-même votre voeu le plus cher et soufflez sur ce magnifique pissenlit... Méthode garantie à 100%, amour, chance et argent...

N'ayez surtout pas peur d'avoir l'air con à souffler comme un âne baté sur un écran de PC, si le ridicule tuait, les rangs de nos hommes politiques seraient proprement décimés, alors hauts les coeurs, soufflez et que 2007 vous apporte santé, cul et pognon comme on dit par ici.

Prout ! (soyons clair, si je pète, ce n'est pas de la grossièreté, c'est le champagne !)

22 décembre 2006

Pensée du jour

Aujourd'hui, nous allons nous intéresser au Belge le plus aware de l'univers entier, à savoir Jean-Claude (Camille François) VanDamme avec une de ses pensées troublantes dont il a le secret et qui foutent gravent les chocottes :

Selon les statistiques, il y a une personne sur cinq qui est déséquilibrée. S'il y a 4 personnes autour de toi et qu'elles te semblent normales, c'est pas bon.

'tain, on est combien dans la pièce, là ?

D'autres pensées du maitre ? >> Clique ici !

21 décembre 2006

Pensée du jour

Je dois la pensée d'aujourd'hui à Jules Renard... Voici une des réflexions de l'auteur de Poil de Carotte :

J'ai toujours pensé qu'il y avait quelqu'un au dessus de Dieu qui tenait à garder l'anonymat.

...et ça, ça donne une petite idée de l'infini !

18 décembre 2006

Trans-porc 6

Sixième (mais certainement pas le dernier) volet de la série Trans-porc, qui illustre comme tous les autres le fameux principe : dans le cochon (et la moto) tout est bon !

12 décembre 2006

Sous le signe du K.

A quoi bon un pseudo ? Pourquoi, au demeurant, avancé masqué ? Est-ce une façon ma foi comme une autre de mettre en avant une certaine forme d'altérité ? C'est un peu la question du jour, même si elle me taraude (pas trop fort) depuis un certain temps...

Alors alter-ego virtuel, reflet de ma personnalité, facette motarde de mon ego multidimensionnel... j'ai choisi de me placer sous le signe du K, d'abord parce que sans K point de Kawasaki, fabricant de motos cher à mon coeur mais il y a d'autres raisons :
  • le Ka, chez les égyptiens ancien était le double spirituel qui nait en même temps que l'humain et qui survit après la mort et ça quelque part c'est réconfortant bien que totalement improbable,
  • la lettre K vaut 10 points au Scrabble, tout en étant infiniment moins chiante à placer que le X ou le W par exemple,
  • en plus d'être un K comme on me l'a dit assez souvent, j'aggrave assez fréquemment mon K, c'est peu de le dire,
  • parce que comme l'article de ce blog intitulé à l'identique K(a) Was A Kid en plus d'être un jeu de mot subtil dont je suis assez fier, c'est aussi une réalité pour le moins incontournable,
  • un de mes héros de cinéma préféré, qui plus est incarné par un de mes acteurs préféré à savoir Tommy Lee Jones n'est autre que l'agent K des MIB,
  • Radiohead, un de mes groupes fétiches a baptisé un de leur meilleurs albums Kid A, c'est quand même un signe,
  • tout comme le fait dire Dustin Hoffmann à son personnage de Rainman "K-Sport, c'est caca" , je suis parfaitement de cet avis.
Et à tout ceux qui s'interrogeraient sur ma santé mentale à la lecture de cet article, je répondrai que tout va bien, il faut aussi savoir laisser parler la part d'irrationnel qui est en soi, et que j'ai peut-être juste un peu trop forcé sur le kava...
:op

Tel est-on ?

Le week-end dernier avait lieu pour la vingtième année consécutive la grand messe télévisuelle saisonnière, le grand week-end de la charité cathodique, je veux bien sûr parler du Téléthon...

Mais entendons-nous bien, je n'ai rien contre la charité publique, si ce n'est qu'elle s'avère être encore et toujours nécessaire aujourd'hui, et aussi qu'elle s'exerce à des vitesses bien différentes selon que l'on est myopathe, cancéreux, séropositif ou tout simplement pauvre...

Du strict point de vue de l'image, il est bien évident que le myopathe a un potentiel télégénique largement plus élevé que le séropositif souffrant d'infections multiples ou le cancéreux en phase terminale intubé par tous les orifices... Voir et revoir jusqu'à l'écoeurement un de ces enfants amarrés à son fauteuil de souffrance dans une posture grotesque atteint un degré dans le pathétique à peu près à mi-chemin entre l'austérité grave de la mouette emmazoutée et l'horreur sanglante du bébé phoque au crane éclaté sur sa banquise...

Car tel est le but avoué (à demi-mots) par les marchands d'images : susciter, provoquer les dons, faire que cette année soit celle de tous les records (sic) avant la prochaine...

Je ne me méprends pas sur l'engagement de l'AFM et de ceux qui la composent, je les crois d'une absolue sincérité. Celui des bénévoles ne fait guère de doute non plus même si je ne conçois d'engagement valable autrement que sur la durée... Quant aux bénéfices que peuvent en tirer la sciences et les malades, ils sont semble-t-il bien réels... Alors, où est le problème ?

Reste donc le point plus sujet à caution, à savoir le rôle des média et des gens de télé... car si les anonymes sont bénévoles, il est parfaitement douteux que tout ce petit monde le soit et rien n'étant gratuit il y a fort à parier que la charité se paie au prix de la minute d'antenne, ou plus certainement à celui de la minute de pub...

Mais, las des des affaires de (gros) sous, le plus inconvenant au fond c'est bel et bien de proclamer voire d'institutionnaliser que tel jour soit jour de bonté pour certains au détriment de certains autres, le moment le plus propice à la B.A. de l'année, où l'on se met une fois pour toute en règle avec sa conscience, comme on s'achetait autrefois une indulgence pour aller en paix dans l'indifférence le reste de l'année ; comme on va fleurir ses morts à la Toussaint pour mieux les oublier le reste du temps... Plus généralement, la bonté d'âme et la générosité ne se vendent pas au poids ni au mètre et il est bien dommage d'utiliser de si grosses ficelles pour les susciter...

Comme le disait très justement Pierre Dac : Donner avec ostentation, ce n'est pas très joli, mais ne rien donner avec discrétion ça ne vaut guère mieux ! A chacun de choisir son camp ou mieux, de tracer sa propre voie.

11 décembre 2006

Boire ou conduire ?

Pourquoi devoir choisir ?
Impensable aujourd'hui à notre époque de répression routière tous azimuts où le conducteur lambda se doit d'être plus sobre qu'une grenouille de bénitier aquaphile, il fût cependant un temps ou l'on avait pas peur de reprendre le volant après un bon repas (arrosé ?) où le digestif figurait en bonne place ; un temps où les fabricants de liqueur n'avaient pas besoin d'avancer masqués et où alcool et automobile faisait "bon" ménage...

C'est évident, le monde a changé, et certes pas en mal, et ce n'est plus aujourd'hui qu'un guide touristique se permettrait de vanter les mérites des établissements qui proposent le vin au menu, et encore moins sur la page de couverture même si pour cela il fallait user d'un argument hygiéniste... et se servir de la caution scientifique de l'illustre Louis Pasteur. On ne saurait taire pourtant les mérites du grand homme, qui outre la vaccination anti-rabique (contre la rage, tas de boulets, pas opposé aux ecclésiastiques juifs...) nous a aussi laissé la pasteurisation qui comme chacun sait permet à la bière de se conserver plus longtemps... Je pouffe !
Pourtant, quiconque aura parcouru une Route des Vins, en Alsace, dans le Bordelais ou en Bourgogne sait bien que tourisme et alcool font encore bon ménage...

Mais l'air du temps est à l'hypocrisie, au "politiquement correct" devrais-je dire...

Comment concevoir que l'on puisse devenir une personne "à risque" dès l'absorption de 21 doses d'alcool de manière hebdomadaire alors qu'on a si longtemps vanté les mérites , les bienfaits du jus de la treille au point pourquoi pas d'en faire selon leurs vertus comparées des indications médicales !
Bien sûr, tout cela prête à sourire et on se rappellera la larme (d'ivrogne) à l'oeil les temps d'abondance célébrés par Coluche où les patriotes se devaient de boire pour éponger l'excédent...

"87% des centenaires sont de buveurs de vin" peut-on lire plus haut, c'est normal, l'alcool conserve répondront les rieurs de tout poil. Mais quand on sait les ravages de l'age je ne crois pas que l'on puisse souhaiter devenir centenaire, buveur de vin ou non... quoiqu'une fois de plus tout est affaire de choix : comme je l'ai récemment entendu dire (Superdoc, si tu me lis je te demande pardon d'avance...) mieux vaut Parkinson qu'Alzheimer car il est quand même préférable de renverser un peu de son verre plutôt que d'oublier l'avoir bu !

Fort heureusement il en reste semble-t'il quelques-uns qui n'ont jamais eu de choix à faire, et c'est tant mieux...

"Ricard sur toute la ligne" claironne fièrement ce cheminot. On comprend mieux maintenant les errements hivernaux qui perturbent les agents de la SNCF à chaque modification saisonnière des tableaux de service !
Changer l'heure de l'apéro ? Impensable !
Comment peut-on oser priver de son carburant, et ôter ainsi ses esprits à l'homme du rail ! Privé de son Ricard, le contrôleur moyen s'étiole, se fane alors qu'il est si beau, pimpant, le teint couperosé de frais lorsqu'il arpente les couloirs des wagons tout en éructant des "billet siouplait" fleurant bon son haleine anisée... C'est la mort du service public !

Oui, bon, tout ça c'est bien pour rire mais finalement la question reste entière, alors je la repose : Boire ou (se) conduire ?

07 décembre 2006

K. was a kid... (a long time ago)

J'ai reçu récemment par mail un de ces innombrables diaporama Powerpoint à tournure humoristique qui circulent en permanence sur le net...

Sans grande conviction, j'ai ouvert ledit fichier, sachant pertinemment ce que véhiculent habituellement ce genre de collages d'images... Là, curieusement, ce n'était ni scabreux (pas de nana à poil avec de gros nichons...) ni racoleur (pas de photos chocs, pas de sujet extrême...) mais beaucoup plus insidieux...

Tout commence sans grand effet, avec même une économie de moyens qui colle bien au sujet. On voit Charlie Brown en compagnie de Snoopy assis au bout d'un ponton... En fond sonore, une comptine tourne en boucle, la suite arrive sous la forme d'un texte déroulant, nous invitant à nous replonger, aidés en cela par bon nombre d'exemples, dans notre propre enfance.

Le propos est très simple, voire simpliste : montrer combien la vie semblait plus facile avant et à quel point les enfants d'hier étaient plus libres que ceux d'aujourd'hui... Illustration du principe rabâché : c'était mieux avant...

L'ensemble est touchant, mais la bouffée de tendresse que l'on peut ressentir au début se transforme vite en une sensation de gêne ; la comptine sucrée semble bientôt plus acidulée. Et ce n'est pas tant l'apparente pertinence du propos que la mesure entre ce qu'était son propre statut d'enfant et celui des enfants d'aujourd'hui qui est la cause de cet inconfort...

D'aucun appellent ça "fossé entre générations" ou autres noms plus savants mais là n'est pas d'après moi l'origine du malaise, il tient bien plus au présent et à l'avenir que l'on offre justement à nos enfants, les futurs adultes... Ceux là même qui en leur temps avec leur propres moyens échangeront sur ce qu'était leur enfance...

Puisse le présent leur laisser de bons souvenirs... et l'avenir leur sourire !

Je n'irai pas plus loin, pour ne pas céder à la tentation de la nostalgie facile ou ne pas sombrer dans la neurasthénie ou le cynisme vis-à-vis de ma propre capacité à changer le monde ou à défaut à améliorer pour les miens un tant soi peu les choses...

Et pour que tous soient juges , le fichier est téléchargeable ici : souvenirs...


J'ai franchi la ligne blanche...

Bon, eh bien ça y est : j'ai une bourdasse motarde de plus à mettre à mon actif (pourtant déjà fort chargé) !

Mardi midi, je vais chez un pote, et après un petit bout de route, d'autoroute devrais-je dire, j'arrive à ma sortie sur un giratoire plutôt chargé à cette heure du retour à la maison pour déjeuner...

Bahuts, voitures, c'est toute une théorie de véhicules qui s'allonge en direction du rond-point ; pas de problème, moi qui me rit de tels obstacles, je vais remonter cette file imposante !

Pour situer, l'arrivée sur le rond pont est en léger virage, avec un "haricot" pour séparer les voies, et une jolie bande blanche le long du terre-plein... Moi, je remonte paisiblement entre le terre-plein et la file des voitures qui pour une fois s'écartent obligeamment...

A un moment donné quand même je mors sur la bande blanche et là, surprise, je fais une belle virgule... Pour les non-motards, cela signifie que la roue arrière de ma bécane fait une belle embardée, que je maitrise parfaitement cependant !

Pratiquement au même moment je débouche sur une équipe de la DDE, masquée jusque là par les poids-lourds, et les mecs en gilets jaunes commencent à me faire des signes et à gueuler... Je jette un oeil derriere moi et je vois une belle virgule blanche suivie d'une longue trainée sur la chaussée...

La dessus ils se mettent à me pourrir... et au passage je leur glisse quelques réflexions sur le fait qu'il faut être rudement bien inspiré pour repeindre les bandes blanches en plein midi sans aucune signalisation ni même un cône dans un giratoire en sortie de 4 voies...

Dans tout ça, heureusement que mon pote a un karscher parce que cette s#%$@e de peinture blanche, ça colle... N'empêche, c'était coquet sur le collecteur et le passage de roue...

20 novembre 2006

Pensée du jour

Cette pensée du jour, nous la devons à cet homme indispensable qu'est Chraz, chansonnier et humoriste auvergnat (et fier de l'être) s'il en est. C'est peu dire de tout le mérite de cet homme, officiant habituellement du côté de Cournon d'Auvergne dans ce haut lieu de la culture et du rire, je veux parler de la Baie des Singes.

Mais je digresse et cette pensée, éminemment politique, est toute fraiche encore puisqu'elle est sortie de la bouche de Chraz pas plus tard que vendredi 17 novembre dernier peu après 19h00. Je cite :

Pour les prochaines élections (présidentielles), le seul qui aie des chances de battre Le Pen, c'est Jean-Pierre Raffarin, parce que c'est le maire de Chasseneuil !

Eu égard à la grande quantité de sous-doués et de bas du front qui me lisent par millier, et aussi pour les moins vifs, je vais faire ce que je déteste par dessus tout, c'est à dire une petite explication de texte, sans laquelle on comprend assez mal la portée drolatique de cette pensée : Jean-Marie Le Pen, même s'il a abandonné le bandeau sur l'oeil de ses débuts en politique est bel et bien borgne !

02 novembre 2006

Ze B.A.R. Project #17

Attention, il va y avoir de la lecture ! Je n'avais ennuyé personne depuis quelques temps avec mes sempiternelles histoires de restauration de bagnoles, mais là ça va changer ! Et comme le faisait si bien dire Michel Audiard au personnage de Jean, le majordome des Tontons Flingueurs : "Quand ça change, ça change ! Faut jamais se laissser démonter !"

D'ailleurs, il n'y a que les bagnoles qu'on démonte, mais pardon, je digresse...

Je l'ai déjà dit précedemment mais je me répète, histoire de bien enfoncer le clou : je ne cesse pas de m'étonner depuis les débuts de ce chantier de la quantité de pièces qu'il faut pour constituer une voiture et j'ai en plus depuis peu la désagréable impression que plus je gratte, ponce, brosse, dérouille et repeint, plus il y en a ; à croire qu'il y aurait comme un phénomène de génération spontanée...

Aussi je le réaffirme : ça promet au remontage !

Blague à part, je suis à un stade de l'avancement du chantier ou j'ai du mal à ne pas me laisser déborder par l'ampleur de la tâche et la quantité de choses à faire, d'autant que bien entendu j'ai proportionnellement moins de temps à y consacer, ça va de soit.

Ces dernières semaines, j'ai donc nettoyé, dérouillé et repeint tout ce que l'auto compte comme pattes, supports et brides de fixation divers... et il y en a ! Sans oublier le pont et la barre stab AV qui depuis ont été passés à l'epoxy...
J'ai aussi sorti moteur et boite de mon ancienne 2002 bleue. J'ai ensuite complètement nettoyé la boite et refait tous les supports de tringlerie et pour finir je l'ai réaccouplée au moteur...

Par la même occasion je reconditionne tous les périphériques moteur : alternateur, démarreur, radiateur, compteur, et ta soeur...

Petit exemple de la remise en forme de l'alternateur 80A de 318i E30 qui va bien :



Pas plus tard... qu'il n'y a pas longtemps, au terme d'une séance de chèvre épique, l'ensemble moteur+boite à réintégré le compartiment moteur d'une certaine 2002 colorado...

... et je le prouve :



Animé d'un optimisme sans faille et motivé par une phrase de Christophe dont je me rapellerai probablement toute ma vie : "T'as bien 2 minutes ? Bon ben on va j'ter l'berlingue dans la caisse, alors ?"

Après coup je ne suis pas certain que remonter d'un coup moteur et boite soit une méthode réellement orthodoxe. Néanmois ça passe avec force contorsions... et en ayant pris soin de démonter préalablement la barre de direction. Surtout que ce M10 là, il a maintenant une grosse pipe d'admission...

Il était également grand temps de remettre cette auto sur ses roues, je me suis donc occupé du train AR...

Ce fut donc l'occasion d'une séance un peu laborieuse pour retirer tous les silents-blocs (demi-trains, ...) à la presse...le remontage étant finalement beaucoup plus aisé, puisqu'un étau et une douille suffisent. Pour finalement, au bout du compte, en arriver au train AR complètement réassemblé, n'attendant plus que d'être fixé à la caisse :



Le boulonnage du berceau sous la caisse est opération sans la moindre difficulté, après quoi il est temps de remettre en place les caoutchoucs et les ressorts neuf, puis les amortisseurs, mes bon vieux Koni Sport réglables :



Ce qui me permis d'avoir un petit moment de félicité de voir enfin ma voiture reposer sur ses 4 roues, ça faisait longtemps... Dès ce moment il est tellement plus agréable de continuer à travailler sur le compartiment moteur qui retrouve petit à petit ses accessoires...



Mais ça ne s'est pas arrété là, loin s'en faut. Comme je le laissais entendre plus haut, j'ai prachevé le demontage de ma 2002 bleue, bien triste -mais nécessaire- opération... Le réservoir est venu en quelques coups de clé, simple formalité. Après vidange, je me suis assuré qu'il n'était pas rouillé à l'intérieur, de ce coté-ci c'est bon... Il suffit donc d'un bon grattage, d'un coup de peinture et d'un joint neuf et il retournera en place sur la colorado cette fois...

Sans plus de difficulté que de mettre l'auto sur chandelles, j'ai tombé l'arbre de transmission, dernier élément manquant à mon kit pour le remontage... Comme il fallait s'y attendre, le palier intermédiaire est mort, mais j'avais déjà pris mes dispositions pour son remplacement. En revanche le flector est bon, c'est toujours ça de pris.



La mécanique, c'est fantastique mais l'électricité, ça fait ch#@r ! Pour autant il a bien fallu que je m'attaque à moins marrant, c'est à dire la simplification du faisceau électrique de l'injection de la 318i dont j'ai supprimé la prise de diag ainsi que la partie qui se branche sur la boite à fusible, inutile désormais...

C'est loin d'être simple, surtout lorsque comme moi on ne l'a jamais fait mais puisque j'étais bien en main, pour rester chaud, en parallèle à la dissection du faisceau d'injection d'une certaine 318i, j'ai aussi reconditionné celui d'origine...



Le travail n'est pas des plus compliqué, il suffit de débarrasser l'ancien faisceau de l'adhésif toilé qui le recouvre, de nettoyer les fils avec un dégraissant doux style essence F ou équivalent et de recouvrir le tout de scotch d'électricien neuf.

C'est la bonne occasion de traquer de visu les fils coupés, les gaines abimées ou les cosses oxydées et d'y remédier.

Le faisceau d'injection entièrement rhabillé à eu droit à un zouli tube de protection fait sur mesure dans une tôle d'alu, elle-même fixée sur les écrous du cache-culbu. Mais Il a fallu frayer un chemin au câble du calculateur d'injection, élément qu'il n'aurait pas été raisonnable de laisser dans le compartiment moteur, ce qui à imposé de percer la cloison pare-feu.



Le calculateur sera logé dans le renfoncement sous les pieds du passager, derrière une tôle d'alu.

J'ai également recollé l'insonorisant de la cloison pare-feu, ce qui etait nécessaire avant de remonter les tubulures de freins...

Mais un des gros morceau de cette restauration a été le grattage du réservoir, pas vraiment chouette, ainsi que l'illustre ce petit avant / après...



Petit conseil au passage, si jamais un jour vous faites ça à la brosse métallique, utilisez un casque anti-bruit, c'est assourdissant !

Après l'interminable litanie du reconditionnement de pièces diverses, ici le mastervac et ses supports a continué, continué... Le mastervac est de nouveau assemblé avec le maitre-cylindre, en attente de remontage final puis ce fût le tour du récepteur d'embrayage de se refaire une beauté !



A ce stade, le démarreur m'a bloqué pour la suite du remontage de tous les accessoires moteur, faute d'une bague bronze en bon état, mais c'est réparé depuis, on le verra plus loin...

J'ai consacré une partie de mon temps au remontage du faisceau électrique de la voiture, étape indispensable avant la pose des moquettes et de la sellerie.
Le remontage du faisceau n'amème finalement pas de commentaire particulier, surtout si on a pris la peine d'étiqueter les terminaisons un peu sujettes à caution. La seule galère potentielle concerne le fil du plafonnier : le tire-fil est indispensable.

Mais en dehors de ça tout retrouve très vite sa place. Même la boite à fusible est vite rebranchée... En prenant soin d'y aller borne par borne, les connecteurs passent sans problème... Après, rebrancher le tout sur la boite à fusible est un vrai jeu d'enfant ! Il n'ya qu'à se fier à la carte colorée au dos de la boite à fusible ! Une vis parker et voilà !



Et pour finir une vue d'ensemble du compartiment moteur qui se remplit peu à peu...



En revanche au chapitre des déconvenues, il y a ça :



Je dois démonter l'arbre de transmission pour changer le palier central, mort et bien mort... Or l'acessibilité de cet écrou de 24 laisse passablement à désirer, pas moyen de passer une clé à oeil normale, c'est trop étroit. J'en suis à me demander s'il existe un outil spécial. Sinon j'utiliserai la bonne vieille méthode : la clé à oeil à 10 balles de chez BricoTruc meulée et éventuellement redressée au chalumeau... Christophe n'était pas chaud pour que je fasse ça sur ses Facom...

N'en déplaise aux mécanos aguerris, je n'ai pas réussi à passer une clé mixte Facom de 24 entre le croisillon et l'écrou du demi-arbre de transmission. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir tourné le problème dans tous les sens, si j'ose dire... J'en suis venu à meuler une clé de 24 de m#@$e qui a littéralement explosé ! Malgré le dégrippant, un réchauffage de l'écrou au chaumeau (pas trop vu la proximité du croisillon), c'est Christophe qui a fini par l'avoir au burin.

Mon pédalier n'a pas non plus très bonne mine : il est percé par la rouille. Il est même dans un tel état que ça va me donner pas mal de fil à retordre, ce sera donc le sablage et bouchage des trous au semi auto, l'autre en ma possession n'étant pas en meilleur état.



Après avoir reconditionné le maitre-cylindre d'embrayage, qui en avait bien besoin je me suis occupé du pont, tout beau dans sa nouvelle robe noire satinée... Il a repris sa place sous la caisse, avec son support équipé de silent-blocs neufs.



Tout ne se fait pas au garage, je ramène aussi du travail à la maision qui se fait paisiblement le dimanche : nettoyage complet du bloc compteur et remontage soigné après un bon graissage de tous les éléments... Après avoir résolu le problème du totalisateur bloqué, remis à zéro par la même occasion, il ne restait plus qu'à tout vérifier (ampoules, montre, etc) avant de tout remettre en place... et d'y jeter un coup d'oeil surréaliste !



Autre poste à ne pas négliger, le freinage, à commencer par les freins AR, dont les tambours une fois grattés on reçu une couche d'alu haute tepérature. La première section de l'échappement, entre le collecteur et le silencieux intermédiaire a déjà reçu le même traitement. Les pates intérieures ainsi que les ressorts ont été brossés et repeint et j'ai finalement stocké le tout en attendant le remplacement des roulements de roues AR. Je remonterai tout en même temps, avec des cylindres de roue et de garnitures neufs... L'arbre de transmission lui aussi a été remis à neuf avant réassemblage.



Le boitier de direction qui prend un bain de diluant... lequel n'était pas assez efficace, ça c'est terminé au karscher et au nettoyant à jantes. Le même, un peu plus tard...



Au final pas mal de boulôt ingrat et pas très photogénique... Encore du dérouillage et de la peinture, tirants de berceau AR, pédales, etc. Pour finir les cardans ont subit le même décrassage en règle avant le remplacement des soufflets, passablement fatigués.



Et puis un jour enfin... CA Y EST !!! ELLE EST PEINTE !!!

Bon, les premières photos qui vont suivre ne lui rendent pas justice, téléphone portable oblige, mais voyez un peu... Cédric, le peintre du garage Auto Passion de Billom, s'est mis sur le taf et n'a pas laché l'affaire jusqu'à la dernière couche de vernis ! Depuis le temps qu'elle attendait, en apprêt... ma citrouille...



Ce matin là, quand je l'ai découvert dans robe colorado à la sortie de la cabine de peinture, je n'en croyais pas mes yeux. Encore une ou deux, je ne m'en lasse pas !


Cédric a passé deux couches de colorado en brillant direct, revernie alors qu'elle était à peine sèche, ce qui assurera une grande durabilité à la peinture, une plus grande résistance aux éclats, aux UV...

Après ça il fallait que je sois motivé pour continuer à bosser, je me serais bien poser devant pour l'admirer béatement... Cette fichue bague bronze de démarreur a finalement repris sa place... Ce qui fait que j'ai enfin pu le réassembler pour au final le remonter sur la moteur... un truc de plus à nouveau à sa place. Pour finir j'ai remis à leur place toutes les durites (neuves) du circuit de refroidissement...



J'ai récupéré mes jantes tôle, sablées, repientes et vernies, sur lesquelles je me suis empressé de remettre les caches-moyeux.



Pour la petite hoistoire, j'avais acheté ces centres de roues il y a huit ans, lorsque j'avais remis en route la 2002 pour la première fois, mais je n'avais jamais eu l'occasion de les monter car j'avais trouvé les Gotti entre temps... puis je m'étais débarrassé (bêtement) des jantes d'origine.
Comme quoi il ne faut rien jeter, la patience finit par payer !

Ca devenait légitime vu son état actuel, je publie d'autres photos de mon auto en hi-res. Pour les commentaires, je crois que ça ira comme ça, les images parlent d'elles-même !







Ce sera toujours mieux qu'avec mon téléphone.

Un beau matin, il y a eu expédition punitive : deux aller retours pour aller chercher tous les ouvrants peints et prêts à être remonter, ce qui devrait se faire dans les jours qui viennent. Essai à blanc des capots... c'est parfait !



Je crois que ce dont je serais le plus satisfait à terme, c'est de rouler dans une voiture dont pratiquement toutes les pièces me seront passées entre les main ! Si on m'avait dit ça il y a quelques temps, ça m'aurait paru totalement insensé... mais maintenant beaucoup moins ! Cela dit plus le boulôt avance et plus je suis motivé !

La logistique n'étant pas un point à négliger, j'ai eu aussi mon grand jour du rangement, avec tri des pièces détachées et organisation de la suite des opérations. Néanmoins, les portes sont en place. Ca je le dois à Christophe et son frangin Vincent, qui n'est autre que mon beau-frère ! Tout ça, c'est une grande et belle histoire de famille !



Et en guise d'épilogue (provisoire), le mini remontage du jour : le boitier de direction et les tirants de berceau AR mais avec l'organisation béton que j'ai mis en place, ça va avancer...

A suivre...