23 mai 2006

Ze B.A.R. Project #14

Résumé de près d'un mois de bricolages, travaux divers et variés sur mon auto qui progresse lentement de l'état de monceau de pièces détachées vers celui de voiture complète et opérationnelle...

Le moteur

Mais revenons en au mois d'avril, riche en rebondissements ! En parlant de choses qui arrivent, hélas... le bloc moteur est revenu du déglaçage... et malheureusement dans le cylindre qui était bloqué la rouille a hélas un peu creusé. Rien d'outrageant en soi mais mon pote Christophe qui me prépare la mécanique n'est pas super chaud pour remonter le moteur comme ça et je ne suis pas non plus super chaud à l'idée de réaléser : usinage + pistons + segments ça va faire un trou dans le budget !

Donc nous avons ouvert le troisième bloc avec le secret espoir qu'il soit à la bonne côte d'alésage... et ça a été une bonne surprise : ce moteur là n'a pas non plus beaucoup de km, les cylindres sont à la côte nominale et je l'ai fait déglacer sans frais supplémentaire...

Dans un premier temps, il a d'abord été repeint à l'époxy noir :



Je n'ai pas de photos mais le moteur est désormais complètement remonté, et refait neuf de chez neuf : bloc et carter repeints à l'epoxy noir, coussinets, segments, pompe à huile neufs, joints de queue de soupapes remplacés (ce serait dommage qu'il fume déjà) enfin bref tout propre et net...

Toujours au chapitre des bonnes nouvelles, dans un tout autre ordre d'idée mais ça concerne toujours le moteur, on m'a donné une 318i de 82 dont la caisse est toute pourrie avec comme seule condition qu'elle ne prenne plus la route : en gros c'est parti pour une mise en morceaux en règle...
A priori injection, boite et freins AV devraient se retrouver sur ma 2002...

D'ailleurs lorsque j'ai recupéré cette 318i j'ai fais quelques bornes avec pour l'acheminer au garage j'ai été très surpris par sa robustesse : c'est sûr qu'extérieurement elle n'est plus très fraiche mais elle fonctionne encore étonnament bien pour une auto de 25 ans et près de 370 000km ! Enfin moi ce qui m'intéresse avant tout là dedans c'est ça : l'injection L-Jetronic...



La boite 5 aussi mais en revanche il faut modifier la tringlerie, élargir à peine le tunnel de boite et raccourcir l'arbre de transmission. Ca ne va pas se faire tout seul...

La caisse

Elle n'est pas complètement repeinte mais en attendant les entrées les sont ce qui va permettre d'une part de remonter moteur et boite et d'autre part le faisceau électrique et les tubulures de freins... Vous allez voir, ça n'a pas chomé côté peinture...



L'intérieur à reçu un voile, mais le gros du boulôt concerne plutôt le coffre, les passages de roues AR...



... et plus généralement tout le dessous de l'auto qui a été grattée, avant d'être blaxonnée et revetue de cet orange qui lui va si bien.



L'intérieur

Je suis allé chercher en Bretagne (pas très loin de Saint Brieuc) un intérieur de 2002 Lux pas très frais (donc à refaire) mais qui a l'avantage d'être complet (siéges, panneaux d'habillage, etc...) et qui comporte plein d'options sympa de cette série Lux qui n'a existé que durant les derniers mois de 74 : banquette AR avec accoudoir central rabattable, panneaux de portes avec des plaquages bois et des vides poches : tout ça est entre les mains du sellier pour le moment qui va lui refaire une beauté... et me soulager de quelques € !
Mais n'épiloguons pas, il y a vraiment beaucoup de boulôt, tissus, skaï, matelassures et garnitures des sièges AV et AR seront remplacés, tout comme les panneaux de porte et d'habillage AR, en gardant évidemment les options sympathiques de la version Lux...


Le train AR

Il ne devrait pas tarder de revenir du sablage donc là comme le reste : tout en noir epoxy, remplacement des silents-bloc et remontage...

Les jantes

J'ai démonté les Gotti (48 boulons) et elles sont au microbillage : au retour j'ai quelques séances de polissage en règle qui m'attendent par ailleurs je cherche des vis BTR inox pour remplacer celles d'origine et là je sens que je vais avoir mal au porte monnaie, tant pis...

Le démontage de la bleue

J'ai continué de démonter des trucs divers et variés, entre autres les vitres AR qui m'ont donné pas mal de fil à retordre... alors qu'en 5 minutes ça pouvait être fait, il suffisait de trouver les vis !

http://img117.imageshack.us/img117/2710/photo03419rs.th.jpg http://img139.imageshack.us/img139/8329/photo03422fz.th.jpg http://img117.imageshack.us/img117/4052/photo03432qm.th.jpg http://img154.imageshack.us/img154/4413/photo03455mq.th.jpg

Je me suis embété à déposer les caches montant (il aurait fallu le faire de toute façon) pour m'apercevoir que les vis de fixation du rail sur lequel est goupillée la vitre AR sont cachées derrriere le joint de glace.

http://img139.imageshack.us/img139/8562/photo03446hi.th.jpg http://img154.imageshack.us/img154/7668/photo03467ci.th.jpg

En effet rail, joint et vitre sont goupillées ensemble... La bonne blague !

http://img142.imageshack.us/img142/5626/photo03332jp.th.jpg

Sinon dépose du ciel de toit mais ça c'était une formalité .

C'est tout pour aujourd'hui...

à suivre...

22 mai 2006

Amer constat...

C'est à chaque fois pareil, lorsque je lave ma moto, il pleut...

;o)

19 mai 2006

Enchaînement de circonstances...

Je crois que pour le coup je tiens un concept intéressant : l'enchainement de bourdes à deux balles...

Tout commence vendredi dernier alors que je rentre chez moi après un petit périple d'une grosse centaine de bornes plus ou moins au taquet sous une pluie battante.

Premier constat qui n'est pas en soi une bourde mais qui situe le niveau : rouler quand il pleut à verse sous un ciel d'un noir d'encre avec un écran de casqué fumé n'est pas vraiment top pour la visibilité, ce n'est rien de le dire...

Le trajet se termine par une quarantaine de bornes d'autoroute et j'arrive au péage comme une loque, trempé (malgré l'équipement de pluie), frigorifié (j'ai viré la doublure du blouson il y a 2 ou 3 semaines) et pour tout dire un peu à l'ouest (enquiller ~2000 bornes en 3 jours, ça désoriente). Je me dirige vers un guichet de péage et je me ravise au dernier moment en m'apercevant que c'est un guichet CB : j'ai pas envie de payer le tarif bagnole... (ça a failli être la number one)
Bon, heureusement personne ne me suivait et je me glisse dans la file d'à côté...

Je m'approche du guichet, je coupe le contact, et par acquis de conscience je béquille la moto, on ne sais jamais. Là je m'acharne à poser mon gant droit qui est tellement gorgé d'eau qu'il fait ventouse... Ah ben non, j'ai oublié de virer le scratch du poignet ! Je fini par me débarraser de ce fichu gant que je pose sur le réservoir (juste un détail comme ça mais qui aura son importance) (1)

J'ouvre enfin mon blouson et je saisis entre mes doigts humides le ticket de péage dans ma poche intérieure et là, au moment de le prendre dans ma main gauche toujours gantée pour le tendre à la caissière, je psychote et il tombe... (2)

Bien entendu, un coup de vent facécieux le pousse et il achève son envol derrière moi, au beau milieu d'une flaque. Là je me penche sur ma gauche pour le récupérer mais d'une part il est bien trop loin derrière moi pour que je l'atteigne et d'autre part je suis beaucoup trop près du mur : j'emmanche un bon coup de casque contre le guichet en manquant me tordre le cou et je dois lutter pour me redresser en conservant un minimum de dignité. (3)

Là dessus j'avance la moto, je descends et je vais repécher le ticket baignant toujours dans sa flaque et je le tends enfin à la caissière en marmonnant de vagues excuses. Je farfouille dans mon portefeuille à le recherche de monnaie, je n'en ai pas alors je tente le tout pour le tout : je sort la CB...

Et là vous vous demandez : il va la faire tomber, ou echapper le ticket, ou lâcher le portefeuille dans la flaque...


[...]


Que nenni ! Hé bien, non, même pas ! Bande de chacals que vous êtes de vous repaître ainsi du malheur d'autrui, certes j'aurais pu et toutes les circonstances étaient réunies mais je n'étais pas en forme... mais ce n'est pas fini !

J'arrive à ranger tout le bazar sans casse, je referme le blouson en faisant mes adieux à la caissière, et je m'apprète à remmetre mon gant. Je le cherche des yeux : rien sur le réservoir. A tout hasard je regarde par terre et je le vois coincé sous ma botte, dans la flaque d'eau... (4)

Je le ramasse et en me relevant je vois dans mon rétro l'expression éberluée de la caisseuse qui attend son tour et qui doit observer avec consternation mon manège depuis 5 bonnes minutes. J'en rajoute une couche en essorant mon gant d'un geste très théatral.


Pour finir je renfile mon gant, redémarre la moto, passe la 1ère et... cale ! Dans ma précipitation pour échapper à la honte, j'ai oublié la béquille et le coupe-contact à bien rempli son office ! (5)

A ce moment précis, allez savoir pourquoi, j'ai été pris d'un fou-rire mémorable...


Concrètement, c'est un best-of : pas moins de 5 bourdes variées en 5 minutes ce qui au vu de mes prestations catastrophiques antérieures constitue un bien meilleur rendement...
Après coup j'étais content d'avoir une visière fumée, tellement j'étais pété de rire dans mon casque en partant, que si ça s'était vu aussi je serais vraiment passé pour un maboule complet !

Mais ce n'est jamais fini, il faut donc croire qu'en ce moment je traverse une période faste. Je pensais qu'après cette série, statistiquement j'aurais du être à l'abri pour un moment mais ce midi j'ai réussi le joli tour de force d'enfermer les clés sous la selle... mais seulement à deux minutes à pied de la maison, je ne suis pas encore complètement catastrophique !




18 mai 2006

Scènes de la vie quotidienne...





Moralité : quand on a des bouches à nourrir, pas moyen d'y couper, on taffe comme une bête !

17 mai 2006

L'Indian la plus rapide du monde

Changement de décor pour parler de cinéma... Autant mettre les choses au point tout de suite, ce film : Burt Munro chez nous et The World's Fastest Indian en V.O., je ne l'ai malheureusement pas vu en salle et c'est d'ailleurs bien dommage... mais il existe désormais bien d'autres moyens pour qui désire ardemment voir un film, même récent ! En bon internaute cinéphile -et vice-versa- que je suis, je dois donc en grande partie à l'ineptie de distributeurs qui n'ont pas cru au succès de ce film en France de m'être fait pirate pour l'occasion.

Passé relativement inaperçu depuis sa sortie le 22 mars sans doute parce que trop vite catalogué film de moto/motard, Burt Munro n'a eu droit en guise de promo que quelques lignes là où d'autres s'étalent en couverture... Mais si en effet la moto est le prétexte et sans ambiguïté le fil conducteur de ce film, le propos quant à lui est tout autre et beaucoup plus universel avec ça, ce qui est tout à l'honneur du principal instigateur du projet, le réalisateur et scénariste Roger Donaldson qui porte ce projet depuis 1971 et sa première rencontre avec le vrai Burt Munro...

Voyage initiatique d'un vieil homme à l'obstination ingénue et à l'optimiste inébranlable, road movie au rythme lent et contemplatif, Burt Munro s'intéresse finalement moins à la moto qu'à l'homme et aux rencontres émaillant son voyage... Photographie superbe et léchée, surtout dans le dernier tiers du film se déroulant sur les étendues blanches du Lac Salé et de ses horizons infinis où les perspectives du pilote couché dans son streamliner à la poursuite du temps sont tout simplement fabuleux...

Mais revenons en au principal protagoniste, à savoir le sus-nommé Burt Munro. Ce film relate les évenements survenus dans le courant de 1964-65, année décisive au cours de laquelle Munro, alors agé de 65 ans, va concrétiser le rêve de toute une vie, celui de quitter sa Nouvelle-Zélande natale en emmenant avec lui sa moto fétiche, son Indian Scout de 1919 inlassablement préparée et améliorée par ses soins pour se rendre aux Etats-Unis dans le but de battre des records de vitesse sur le lac salé de Bonneville, dans l'Utah.

Incarné par Anthony Hopkins dans un contre-emploi qui lui sied à merveille et transcende à la fois l'homme et l'acteur, Burt Munro est un personnage éminament positif, courageux, opiniatre, toujours téméraire malgré son age avancé. Preuve que lorsque l'on a la passion chevillée au corps, le temps ne compte pas...

Que dire de plus sinon qu'il s'agit d'un film émouvant et juste, dont le rythme est particulièrement en phase avec le propos et la photo très soignée : beau, bien et bon !

Pour en savoir plus sur Burt Munro, l'homme et/ou le film :
Pour finir en beauté, la photo d'une autre Indian, qui n'est certes pas la plus rapide du monde, mais certainement une des plus originales...



16 mai 2006

Avec deux roues de moins, c'est bien aussi...

Voici un autre genre de BMW, plus actuelle que celle dont je vous rebat les oreilles à longueur de blog mais qui à première vue pourrait bien être tout aussi attachante que ses ainées à quatre roues...

La dernière née du département moto du constructeur munichois est sobrement baptisée F800 S, cet intitulé faisant référence d'une part à sa cylindrée de 800 cm3 et d'autre part à sa livrée typée sport avec semi carénage et demis guidons...

La motorisation de la meule a été confiée au fabricant autrichien Rotax qui fournit déjà à BMW les monocylindres des F650 et qui s'est pour l'occasion fendu d'un twin vertical à refroidissement liquide sortant 80 ch, ce qui au vu des quelques 190 kg du bestiau, promet un bon niveau de performances.

Signe des temps, un vent de changement souffle chez BMW, ce qui ne devrait pas manquer de changer ma perception envers ces motos dont la côte d'amour m'etait jusque là inversement proportionnelle à l'utilisation de la marque à l'hélice par la maréchaussée !

Pour en savoir un peu plus sur cette bécane originale :
Bonne lecture et bonne route...

11 mai 2006

En mai je fais n'importe quoi

Il est un vieux dicton populaire... C'est marrant ça, les dictons sont toujours vieux et populaires, jamais jeunes et impopulaires, de fait c'est un pléonasme car pour être vieux lorsque l'on est un diction il faut forcément être populaire mais voilà, je digresse...

Donc il est un dicton souvent en usage en ces temps printaniers : "En mai, fais ce qui te plaît" d'abord c'est un peu restrictif et un peu trop impératif, je fais ce qui me plais quand je le décide et pas seulement un mois dans l'année !

C'est donc en plein accord avec moi-même en vertu du sacro-saint principe : "c'est mon avis et je le partage" que j'ai donc décidé que le charmant (mais pluvieux) mois de mai serait placé sous le signe du bordel ambiant et de l'encéphalogramme plat, c'est à dire qu'en mai je fais n'importe quoi ! De préférences, des trucs cons, dangereux et légalement répréhensibles, sinon c'est pas marrant...

14 avril 2006

Ze B.A.R. Project #13

Le boulôt continue... C'est donc le treizième -mais pas le dernier- épisode de mon projet Boîte A Roues qui à n'en pas douter est en passe de devenir une saga fleuve... Comme je m'emballe !

Après le demontage du train AR, la semaine précédente, le programme était des plus simple : nettoyage et démontage ! C'est désormais chose faite.

J'ai en effet usé (sans abuser) du karcher, avec eau chaude et savon pour decoller la couche de terre et de cambouis...

Pour autant que les photos prises avec mon téléphone permettent d'en juger, le voilà avant :

http://img141.imageshack.us/img141/6333/photo03182vd.th.jpg

... et après :

http://img141.imageshack.us/img141/9103/photo03192qd.th.jpg

Sans la terre, on voit bien mieux la rouille ! Mais après quelques heures de lutte contre des boulons rouillés à grand renfort de dégrippant, le voilà en kit !

http://img90.imageshack.us/img90/6504/photo03207tz.th.jpg

Première conclusion après tout çà, les silentblocs des triangles sont morts, et les soufflets de cardans bon à changer eux aussi .

Après démontage des moyeux, tout sera sablé sauf le pont et les demi-trains simplement brossés...

Allez, une petite dernière pour changer de sujet... les capots tous beaux et stockés en attente de remontage...

http://img90.imageshack.us/img90/9546/photo03211wg.th.jpg

NB : pour les curieux, l'auto dont ont on aperçoit les roues sur la dernière photo est une Chenard & Walker des années 30 carossée en skiff sur une ossature bois...

à suivre...

Ze B.A.R. Project #12

J'ai pris du retard dans mon recit de la remise en état de cette BMW 2002. Voilà donc ce qui s'est passé autour des 21 & 23 mars dernier...

Suite des opérations avec la dépose du train arrière, dernière étape indispensable avant la mise en peinture de toutes les entrées de la voiture pour éviter du masquage supplémentaire et surtout pour pouvoir gratter le plancher et les passages de roues AR.

La dépose du berceau AR ne pose pas de problème particulier, c'est de la grosse mécanique et ça je sais faire.

En premier lieu il suffit de déboulonner les deux tirants du berceau pour pouvoir passer deux chandelles près de silents-blocs.

Ensuite on lève :

http://img467.imageshack.us/img467/6082/photo03098gt.th.jpg

Les deux boulons de fixation du pont après la caisse viennent facilement (douille de 17) :

http://img388.imageshack.us/img388/2685/photo03109dq.th.jpg

Ensuite (quoiqu'on peut l'avoir fait avant) on dépose les freins AR, indispensable pour retirer les cables de frein à main, sous peine d'avoir l'air franchement bête une fois le pont suspendu aux câbles ! J'ai beau savoir que c'est précisement le principe... mais pas dans le cas qui nous occupe !

http://img467.imageshack.us/img467/6474/photo03126au.th.jpg http://img80.imageshack.us/img80/4802/photo03118lr.th.jpg

La c'était bien dégueu et plein de rouille, il a fallu user du marteau pour aider les tambours à sortir. Je ne vais même pas m'embeter à récupérer les freins de la bleue, ce sera cylindres de roues et garnitures neuves, autant ne pas mégoter sur le freinage d'autant qu'il y a une promo freinage chez Walloth en ce moment...

Quant aux flexibles, j'ai attendu d'avoir abaissé le berceau pour les défaire (clés de 11 & 14) pour gagner en accessibilité.

Retirer les amortos est un jeu d'enfant en devissant les deux écrous de 14 qui sont dans le coffre. Les ressorts (ici passablement raccourcis) viennent tout seuls...

http://img478.imageshack.us/img478/7597/photo03135zp.th.jpg

Après s'être glissé une fois de plus sous la caisse pour oter le silent-bloc intermédiaire de l'arbre de transmission, il suffit de baisser le cric et...

http://img57.imageshack.us/img57/4743/photo03146ld.th.jpg http://img467.imageshack.us/img467/5338/photo03176hc.th.jpg

...voilà un train AR plein de terre et de rouille... Beurk ! Sans arbre et sur chariot, ce sera plus facile de le karchériser, mais avec délicatesse, ça n'est pas une banlieue ! ;o)

Avant d'en finir pour aujourd'hui, quelques images de la caisse poncée et prête à peindre, en apprêt pour commencer, la teinte définitive devant suivre :

http://img57.imageshack.us/img57/5361/photo03159ok.th.jpg http://img57.imageshack.us/img57/8891/photo03162at.th.jpg

Prochain épisode : refection du train AR.

Mais avant un petit coucou à ma bleue qui est retourné dans sa remise ou je pourrait continuer tranquilement le démontage des quelques morceaux qui me seront indispensables...

http://img467.imageshack.us/img467/4479/photo03082cp.th.jpg

Bye, bye, toi... Patience, ton heure viendra ! J'ai pratiquement tout ce qu'il faut pour pour faire de toi une 2002 ti Gr2, une vraie pistarde affutée...

à suivre...

06 avril 2006

Ze B.A.R. Project #11

Le mois de mars aura été une période faste en activités mécaniques en tous genres... Mais autant dire qu'après avoir été à fond, en ce moment je suis plutôt relax (dont do it) ce qui me permettra au moins de vous faire partager les temps fort de cette restauration...

Pour commencer quelques photos du moteur ouvert en attendant de recevoir les pièces : d'abord une belle culasse toute propre avec des guides de soupapes impec...



Un vilo tout beau aux paliers même pas marqués et un bloc qui va partir incessament au déglaçage...



Et pour finir un piston qui ne demande qu'à retrouver ses segments...



Dès que le colis de chez Walloth & Nesch arrive, et surtout dès que le bloc revient de la rectif, c'est parti pour une belle séance de remontage...

à suivre...

01 avril 2006

Imbéciles

Pierre Desproges disait :

Il ne faut pas désepérer des imbéciles, avec un peu d'entrainement, on peut arriver à en faire des militaires !

... et ne perdons jamais de vue que le Président de la République est le Chef des Armées. cqfd

29 mars 2006

Ze B.A.R. Project #10

Dixième épisode de l'infernale saga mécanique qui monopolise mon temps (qui m'est compté), mon argent (qui s'amenuise) et mon blog (ce qui est un comble)...

Quelques nouvelles de mon auto, pas très fraiches j'en ai peur car cela date déjà du 15 mars ! Et depuis bien d'autres choses ont été faites, mais cela suivra le cours du récit et meublera adroitement le vide abyssal de ma pensée en ce moment...

Les images parleront mieux que moi, voilà la caisse en cours de ponçage en prévision de la mise en apprêt puis en peinture...

Le chantier avance bien, l'idée que je ne vais pas tarder à la voir en orange d'ici peu me met une pêche d'enfer... et compte tenu de l'ambiance que plombe grave les luttes sociales, toutes les occasions d'avoir la pêche sont les bienvenues !



Avant d'en en être au remontage, j'ai encore un peu de démontage et de remise en état à faire, notamment tout ce qui est pont, demi-trains et berceau AR... mais tout cela c'est fait la semaine denière et si tout va bien un nouvel article avec moult photos sera en ligne incessamment !

à suivre...

15 mars 2006

Moto, hiver et philosophie...

La mi-mars est là et il gèle encore à pierre fendre ! Et pour changer des digressions sur ma BMW qui occupent l'espace et le temps sur ce blog, pourquoi ne pas s'attaquer à l'aspect météorologique de la philosophie motarde, ça nous changera un peu !

Bon, autant ne pas s'en cacher, je suis un garçon plutôt "roots", du genre à avaler un sandwich en plein vent sous une pluie battante et capable de trouver ça bon. Tout autant le sandwich lui-même que le fait de le manger en pareilles conditions... C'est sans doute ça qui explique en partie la joie sans mélange que j'éprouve à chevaucher mon brélon par tous les temps, même les pires... Surtout les pires, d'ailleurs ! Franchement, ne rouler que par beau temps sur des routes toutes droites, quel ennui !

Il faut dire que j'aime aussi à surprendre le regard effaré des caisseux qui semblent transis et tétanisés dans leurs boitaroues lorsque je file comme l'éclair à travers les bourrasques de neige en fendant le noroît, tel un chevalier des temps modernes sur son fougueux destrier de métal... Chose qui n'a pas manqué de m'arriver souvent courant janvier et février ou la neige espiègle, complice d'une météo généralement taquine avec les motards, m'a largement permis de conjuger joies du deux-roues et plaisirs de la glisse... J'en ris encore ! Pour un peu j'en ferais des vers :

J'apprécie de rouler l'hiver,
Même si je me les gèle sévère !
Je suis heureux sans aucun doute
D'aller tout seul de par les routes.

Mais bon, les meilleures plaisanteries étant les plus courtes, les meilleures choses ayant une fin, on finit inévitablement par se lasser... Alors j'ose espérer qu'avril sera un mois tiède et clément fleurant bon le lilas jusque sous l'intégral et qui me fera oublier les futures giboulées d'un mois de mars pas encore terminé...

Ze B.A.R. Project #9

Neuvième épisode de mon interminable saga mécanique que j'avais interrompu mercredi dernier... J'ai bien failli oublier que j'avais encore des tas de choses à raconter !

Je poursuis donc en images : le moteur, c'était vendredi 3/3. Mais mardi 7/3 j'ai continué de démonter ma bleue non sans quelques pincements au coeur ...



Après huit années à son volant, c'est vrai que ça me fait un peu bizzare de dépouiller cette caisse, même si c'est pour la bonne cause.

Je crois que je n'aurais pas le coeur de la jeter, j'en ferais sans doute une pistarde !

Mais il faudrait déjà que j'en finisse avec ce chantier-là avant de penser à autre chose.

Donc hier démontage du faisceau en règle, avec étiquetage de chaque bout de fil. Les morceaux de bravoure : la boite à fusible et les deux passe-fil entre le compartiment moteur et l'habitacle.

Pour mémoire et pour tous ceux que ça pourrait intéresser le faisceau de phare se sort de l'habitacle vers le compartiment moteur et le faisceau "fusibles" dans l'autre sens, c'est à dire du compartiment vers l'habitacle...

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Moyennant quelques contorsions, de la patience et quelques jurons bien sentis, ça passe...

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Avant de le remonter, il faudra passer par une indispensable rénovation du faisceau. Ce qui va se résumer à un bon nettoyage et le changement des cosses manifestement oxydées, en dehors de ça je n'ai pas d'autres idées.

à suivre...

08 mars 2006

Ze B.A.R. Project #8

Mars est arrivé et c'est toujours ma bonne vieille BMW 2002 qui fait l'actu sur ce blog, le reste passant il faut le dire un peu au second plan en ce moment.

Je continue donc mon feuilleton mécanico-historique, et j'ai je dois le préciser la flemme de résumer les épisodes précedents...

Pas de photos pour le montrer mais voilà, la tôlerie est finie, la caisse est entièrement en apprêt polyester, les dessous de capôts sont peints, et simplement voilés sur le dessus pour trouver les défauts... C'est une étape... importante mais qui ne fait que montrer le chemin qui reste à parcourir, et qui me semble bien long !

Dès que les entrées de la caisse seront prêtes (coffre, voile à l'intérieur, passages de roues AR, etc) je remonterai le moteur, les tuyauteries et le faisceau : encore de l'occupation en perspective , si j'en avait manqué !!!

Mais passons plutôt à la mécanique avec le compte rendu illustré de l'ouverture de mon moteur vendredi dernier 3 mars :

Un beau bloc tout propre, nettoyé et dégraissé mais hélas bloqué. C'était la mauvaise surprise du jour mais hélas c'était à prévoir étant donné que l'admission et l'échappement n'étaient pas bouchés et que ce bloc est resté stocké dans un local semi-ouvert donc à la merci de l'humidité...




Mais en enlevant le cache culbu, bonne surprise, tout est propre, pratiquement comme neuf. Le guide et le tendeur de la chaine de distri ne sont pas marqués. Costaud la mécanique allemande de ce bon vieux M10 !!!



En déculassant, on comprend le problème, de l'eau à coulé dans un cylindre. Un peu de rouille, qui se révèlera heureusement superficielle et des segments collés à la chemise à coup sûr !



Mais avec une bonne dose de dégrippant dans les cylindres, quelques coups de maillet plus tard, ça tourne !
Les pistons sont propres, les chemises même pas épaulées, et une rapide prise de côte montrera qu'on est à l'alésage d'origine : 89 mm. Ce bloc n'a pas de bornes !!! La réfection n'en sera que plus facile et plus rapide, et la fiabilité à long terme plus grande... trop cool !



Pour faire les choses dans les règles, on va néanmoins remplacer les coussinets de bielle et de vilo, les segments évidemment (36,50 € par piston) et l'intégralité des joints (125,00 €). Dans le même ordre d'idée, la culasse sera rectifiée et les cylindres juste déglacés...

à suivre...